L’économie informelle représente souvent plus de la moitié du PIB dans les pays d’Afrique de l’Ouest. En Guinée, elle concerne la majorité des travailleurs : petits commerçants, artisans, vendeuses de rue, chauffeurs de taxi-moto, etc.
Mais derrière ce terme d’“informel” se cache une réalité diverse, dynamique, et souvent mal comprise. Trop souvent, on la réduit à de la survie ou à de la fraude. Pourtant, elle est aussi un espace de résilience, de création de valeur, d’innovation sociale.
L’informel, c’est aussi des formes d’organisation, de solidarité, d’éthique du travail qui échappent aux modèles classiques. Ce sont des femmes qui font vivre des familles entières sans jamais entrer dans les radars de l’État.
À Perceptis, nous voulons documenter cette économie avec sérieux : mesurer ses dynamiques, ses défis, ses formes de régulation interne. Car sans comprendre l’informel, on passe à côté d’une large part de la réalité économique africaine.